Brusquement, autour de moi, tout s'est éteint
Et je sens que c 'est la fin
Je cherche dans le noir une porte à ouvrir
Mes forces m'abandonnent dans un dernier soupir
Les images du passé défilent
Les sourires, les pleurs, cette vie si futile
Qu'est ce qui pourrait bien me retenir
Dans ce monde où je n'ai pas d'avenir
C'est drôle, comme les choses autrefois esentielles
Apparaissent maintenant si superficielles
Je savourais le bonheur
Loin du mal et de ces rumeurs
A présent, j'attend la mort comme délivrance
La grande faucheuse comme délicieuse sentence
Et j'ai peur , j'ai peur de l'oubli
Et je sens que monte en moi l'hypocondrie
L'angoisse m'entoure de toute part
Et mes pleurs se font rare
Pourquoi verser encore des larmes
Face à ce mal qui ne redoute aucune arme
Tout défile à une vitesse vertigineuse
Pa de prêtre, ni de pleureuse
Juste moi face au néant
Qui va m'engloutir définitivement
Mon corps astral s'envole enfn libéré
De cette enveloppe charnelle emprisonnée
Des tenailles de l'amour toutes ces années
Il s'en vas en quête de sérénité
L'être las se détache des ombres
Libéré des chaines d'une vie trop sombre
Sans souffrance, il s'éteint lentement
Dans une mort au silence arrogant